(2/4) Lignes de covoiturage dans la région lyonnaise : le démonstrateur du modèle

Dans ce deuxième billet de la série, nous donnons des clés d’analyse pour évaluer la performance des lignes de covoiturage express dans la région lyonnaise, désormais opérées sous la marque En Covoit’Lignes pour SYTRAL Mobilités.

🔍 Série - Lignes de covoiturage express : construire une alternative performante à la voiture solo

Dans cette série d’articles, nous proposons une compréhension concrète des lignes de covoiturage express : leurs fondamentaux, leur confrontation aux enjeux opérationnels, et les conditions dans lesquelles elles peuvent transformer durablement les mobilités.

Le point de départ est simple : dans les territoires périurbains et ruraux, la voiture solo reste souvent l’offre la plus performante. Les lignes de covoiturage cherchent à construire une alternative crédible en s’appuyant sur les voitures déjà en circulation, avec une offre fréquente et un fonctionnement sans réservation.

Les quatre articles montrent comment des voitures déjà en circulation peuvent devenir une offre de transport collectif express, à quelles conditions cela fonctionne, pourquoi les trajectoires de montée en charge sont différentes selon les territoires, et comment ces lignes peuvent s’intégrer à un système multimodal plus large.

Pourquoi et comment faire fonctionner des lignes de covoiturage express

(1/4)

Mettre en œuvre les principes et répliquer les recettes qui fonctionnent : retours d’expérience

(3/4)

Intégrer la voiture partagée dans le système de transports collectifs : un potentiel à déployer

(4/4)

Volumes d’usage, performance économique et complémentarité avec les transports collectifs : ce retour d’expérience montre qu’une ligne de covoiturage sans réservation peut atteindre un niveau d’adoption et de coût comparable à un bon service de transport public, en renforçant l’offre de TER et de car express et en bonne articulation avec le covoiturage planifié. Nous abordons d’abord ce qui est déjà démontré sur la ligne historique puis des premiers éléments d’analyse des nouvelles lignes en amorçage.

Ligne historique Bourgoin-Jallieu - Lyon : la voiture devient un transport collectif performant

Lane Bourgoin-Jallieu – Lyon est la ligne qui montre, le plus clairement à ce jour, qu’un covoiturage express sans réservation peut atteindre les niveaux de service et d’adoption d’un très bon transport collectif -là où un tel service n’existe pas car les flux sont insuffisants.

Lane Bourgoin-Jallieu – Lyon est l’une des premières lignes de covoiturage, déployée à l’automne 2018 pour le Grand Lyon et la Communauté d’Agglomération Porte de l’Isère, sur une trentaine de kilomètres. Les arrêts du service sont :

  • Bourgoin-Jallieu – La Grive, au niveau d’un échangeur de l’autoroute A43.
  • Villefontaine – The Village, également en accès à l’autoroute A43.
  • Saint-Priest – Parc Technologique, qui dessert une zone d’activité en première couronne de Lyon.
  • Lyon – Mermoz-Pinel, qui dessert des emplois proches de l’arrêt et fait le lien avec l’offre de transport lourde (métro, tramway, bus, vélo).
  • Vénissieux – Renault Trucks, qui a ouvert plus récemment.
  • Bourgoin-Jallieu – Gare SNCF, dernier arrêt de départ à ouvrir.


Après un amorçage progressif jusqu’en mars 2020 et un coup d’arrêt lié à la situation sanitaire, la hausse de la fréquentation a repris entre fin 2021 et 2023.
Il s’agit de la première ligne de covoiturage qui ait vu une réelle massification : des voitures de conducteurs qui passent toutes les 3 minutes et des passagers qui font la queue aux arrêts.

Il s’agit aussi du premier service sur lequel nous avons observé non seulement de nombreux usagers reportés depuis la voiture solo, mais aussi des personnes qui se démotorisent. Le service est perçu comme suffisamment performant et fiable pour revendre, ou renoncer au remplacement, d’un véhicule dans le foyer.

C’est par exemple le cas d’Elodie, qui expliquait dans un reportage de 2022 avoir revendu sa voiture.

Il s’agit du premier service où Ecov a mis en place une garantie départ, assurée par des taxis et VTC pour assurer un temps d’attente inférieur à 20 minutes. Le taux de garantie départ en 2025 était de 3,67 %, en hausse par rapport à 2024 (2,47 %). Il est autour de 3,5 % en 2026.

C’est également sur Lane qu’ont été mises en place des “indemnités sièges libres”. Jusqu’en octobre 2022, les conducteurs touchaient 1 € par trajet proposé et géolocalisé en temps réel, en échange de l’engagement à prendre en charge les passagers qui effectuaient une demande sur leur trajet.

Depuis la fin de ce dispositif, qui n’est plus utilisé que de manière ciblée, l’offre de trajets par des conducteurs s’est un peu réduite, impactant un peu le taux de garanties départ. L’offre s’est néanmoins maintenue à un niveau élevé, les conducteurs étant incités à lancer un trajet au vu de la probabilité élevée de trouver des passagers.

La fréquentation d’un bon transport collectif

Après avoir atteint 30 000 trajets en 2023, le service a connu un plateau légèrement baissier en 2024 et 2025. L’usage est reparti à la hausse en 2026 avec plus de 7800 trajets passagers au premier trimestre.

Le palier d’usage atteint depuis 2023 n’est pas un plafond. Des marges de progression importantes existent encore : rapprocher les arrêts de destinations des entreprises, développer encore l’usage depuis certaines communes d’origine (Villefontaine, L’Isle-d’Abeau ou encore la Verpillière), continuer à améliorer les premiers et derniers kilomètres.

La fréquentation déjà élevée est à mettre en perspective avec le potentiel du service – c’est à dire le nombre d’usagers concernés pour qui il représente une solution crédible.

Nous calculons un proxy de « part de marché » (ou « part modale ») du service, en nous appuyant sur les potentiels d’actifs concernés par le trajet (données INSEE, modélisation par le bureau d’études d’Ecov) – le service vise particulièrement les trajets pendulaires aux heures de pointe.

Le cœur de cible du service, ce sont les 330 actifs qui habitent à 10 minutes en voiture et travaillent à 15 minutes à pied des arrêts. L’audience potentielle s’élargit fortement en incluant les personnes qui peuvent se diffuser à 10 minutes en vélo et 20 minutes en transports en commun en arrivant sur la métropole lyonnaise. Ce sont alors près de 3 000 actifs qui constituent le “réservoir” élargi d’usagers pour le service.

Chaque semaine, entre 300 et 350 personnes utilisent le service, dont 150 à 200 en tant que passagers (incluant des usages mixtes conducteur / passager). En 2025, ce sont 908 passagers distincts qui ont covoituré sur En Covoit’ Lignes Lane au moins une fois.

Ces passagers effectuent 400 à 800 trajets par semaine selon les périodes de l’année. Hors vacances scolaires, l’usage hebdomadaire est souvent de l’ordre de 650 à 700 trajets, inégalement répartis selon les jours : autour de 165 trajets le mardi, deux fois moins le vendredi.

Les ratios suivants éclairent l’adoption du service non seulement en volume brut, mais aussi rapportée au public réellement concerné par le service :

  • Un mardi matin standard, les 82 passagers distincts qui utilisent la ligne représentent un ratio de 25 % du cœur de cible du service.
  • Les 908 passagers distincts qui ont covoituré au moins une fois en 2025 depuis ou vers Mermoz et Saint Priest représentent 30 % du “réservoir élargi” d’usagers. En incluant les usagers qui n’ont été que conducteurs, le taux monte à 45 %.
  • Ces taux seraient plus élevés en retranchant les personnes qui télétravaillent ou se déplacent hors des heures d’ouverture du service .


Réussir à atteindre ce degré d’adoption du covoiturage peut constituer l’un des principaux chaînons manquants de la transition des mobilités.
Avec un taux d’occupation des voitures de 1,07 sur les trajets domicile – travail, ce ne sont que 6,5 % des travailleurs se déplaçant un jour donné qui covoiturent en tant que passagers. Ce taux est a priori plus élevé sur l’autoroute A43 du fait du péage.

Lane est le démonstrateur du potentiel de rupture que sont les lignes de covoiturage quand les conditions sont réunies : atteindre des taux de participation habituellement réservés aux modes lourds (RER, certains TER, cars express, transports collectifs urbains) en faisant des voitures en circulation une offre de transport express.

Un coût d’exploitation performant pour les collectivités

Sur le volet de la performance économique, En Covoit’ Lignes Lane (nouveau nom du service depuis 2025) montre aussi la pertinence des lignes de covoiturage express.

L’investissement est limité en comparaison de modes plus lourds. Le coût de fonctionnement se situe depuis 2023 autour de 0,30 € par “voyageur.kilomètre”, avec une tendance à la baisse : transporter un passager sur un kilomètre via ce service coûte 30 centimes aux collectivités qui le financent.

Ce montant est déjà performant dans le monde des transports publics. À titre de comparaison, le coût d’exploitation, hors investissement, d’un TER en France est typiquement de l’ordre de ~0,60 € / voyageur.km selon la Cour des Comptes, avec de fortes variations selon les territoires et les fréquentations.

Les leviers de progrès sont encore importants :

  • Les coûts de fonctionnement n’augmentent pas proportionnellement à la fréquentation, et tendent au contraire à diminuer rapportés aux trajets covoiturés (moins de garantie, moins de communication etc.)
  • Mutualisation de coûts avec de nouveaux arrêts et des nouvelles lignes sur le territoire.
  • Mutualisation des coûts à l’échelle de l’opérateur, à mesure que de nouveaux services sont déployés ailleurs.

Lignes de covoiturage, train et car : complémentaires dans l’espace et dans le temps

En Covoit’ Lignes Lane renforce l’offre de transports alternative à la voiture solo, dont la qualité permet à de nombreux usagers de ne pas prendre le volant, voire même de se démotoriser.

La part modale des transports collectifs sur les trajets domicile-travail est de 42 % entre Bourgoin-Jallieu et Lyon (INSEE 2019).

Cette moyenne recouvre des réalités très différentes. Le TER dessert efficacement le centre-ville de Lyon accessible depuis la gare Part-Dieu). Dans les arrondissements centraux, la part modale des transports collectifs dans les trajets domicile-travail depuis Bourgoin-Jallieu est élevée (ex. 3e arrondissement : 66 %, 6e arrondissement : 68 %, 2e arrondissement : 76 %).

À l’inverse, vers le 8e arrondissement (arrêts Lyon Mermoz), la part des transports collectifs n’est que de 23 % ; elle est de 18 % entre Bourgoin-Jallieu et Saint-Priest (autre arrêt d’arrivée du service).

Une explication clé : le temps de parcours du train + métro/bus n’est pas compétitif vers ces zones éloignées des gares : il faut arriver en gare située au centre, puis repartir vers l’extérieur. En Covoit’ Lignes Lane cible donc des flux où la voiture reste ultra-dominante.

L’aire de chalandise des arrêts des lignes de covoiturage express Lane sur Lyon et St Priest, c’est-à-dire les destinations finales accessibles aux usagers, ne sont pas les mêmes – et sont complémentaires – de celle du TER. La carte ci-dessous montre les zones accessibles à 10 minutes de marche à pied et de vélo depuis les arrêts Lane et depuis les gares SNCF. Les zones se recoupent très peu, montrant la complémentarité spatiale des services.

Les liaisons de Bourgoin-Jallieu et Villefontaine vers Lyon Mermoz sont également desservies par deux lignes de car aux aires de chalandises similaires à la ligne Lane : la ligne X05, qu’un nombre important d’arrêts rend peu compétitive pour aller jusqu’à Lyon par rapport à la voiture ; les lignes X06 et X07, cadencées toutes les 20 minutes le matin vers Lyon. Les usagers peuvent choisir ou alterner entre les lignes de covoiturage, dont le temps d’attente moyen est inférieur à 4 minutes, et les lignes de car express.

Cela se traduit dans les origines modales des usagers d’En Covoit’ Lignes Lane. D’après les premiers résultats d’une enquête en cours (question : « Quel était votre mode de déplacement principal sur ce trajet avant d’utiliser la ligne de covoiturage ? »), 56 % des répondants utilisaient leur voiture solo, 24 % covoituraient, et 20 % utilisaient le train ou le car. Autrement dit, parmi les nouveaux covoitureurs, 74 % sont issus de la voiture solo et 26 % des transports collectifs.

Ces résultats sont provisoires :

  • ils reposent sur 100 réponses et seront mis à jour à la fin de l’enquête.
  • des études complémentaires sont à venir pour approfondir la complémentarité entre les modes : usages alternés, maintien dans le système alternatif à la voiture solo grâce à la redondance, etc.


Des pics ponctuels de fréquentation sont notamment observés sur les lignes de covoiturage lors d’interruptions ou forts retards du TER
. Ces jours là, les passagers du train affluent vers les arrêts En Covoit’ Lignes Lane pour pouvoir rentrer chez eux. De nombreux usagers du train témoignent conserver ce mode de transport car ils disposent d’une solution alternative de qualité en cas de défaillance de la ligne TER. Quand tout fonctionne bien, le TER est plus intéressant pour eux (qui vont plutôt vers le centre de Lyon) ; et quand il y a une perturbation, ils peuvent quand même se déplacer dans des délais corrects. Sans cela ils reprendraient la voiture.

Le fait que ces usagers du train reprennent leur pratique habituelle lorsque la situation est rétablie illustre bien la complémentarité entre les services. Les pics d’usage enregistrés les jours de problème de train se terminent dès que les trains repartent.

Cette complémentarité pourrait être encore améliorée. Elle n’est pas organisée proactivement avec la SNCF ou la région, et les jours de pics d’affluence, les garanties départ augmentent – les usagers qui ne peuvent pas partir avec des conducteurs partageant des taxis (faute de navettes de remplacement). Une information voyageur anticipée pourrait permettre d’augmenter l’offre conducteurs pour mieux absorber ces pics de demande.

Par ailleurs, des “Laners” reportés depuis le train témoignent qu’ils auraient repris leur voiture sans le déploiement de la ligne de covoiturage, face aux perturbations fréquentes de la ligne.

L’existence de plusieurs offres sur le même axe permet donc une résilience du système alternatif à la voiture solo.

Enfin, les principales réserves de croissance du service sont parmi les autosolistes, vers qui est tournée la stratégie de croissance.

Complémentarité avec le covoiturage planifié

Le service est aussi complémentaire des plateformes de covoiturage planifié. Le Grand Lyon, en 2023, et la CAPI en 2025, ont déployé des services opérés par Karos. En 2023 et 2024, Blablacar Daily finançait également des offres commerciales visant à concurrencer le service financé par le Grand Lyon, grâce aux certificats d’économie d’énergie alors mis en place par le gouvernement.

Depuis 2025, les lignes de covoiturage sans réservation et la plateforme de covoiturage planifié ont été regroupées sous la marque En Covoit’. Une stratégie d’animation commune est déployée pour répondre aux besoins et préférences de tous les habitants.

Les lignes de covoiturage touchent un public en grande partie différent du covoiturage planifié, qui valorise la flexibilité horaire et l’absence d’organisation, alors que les adeptes des plateformes préfèrent des binômes plus récurrents et valorisent la connaissance en amont de leur covoitureur.

Les lignes express permettent de hausser sensiblement le plafond de verre du covoiturage intermédié. Les trajets covoiturés sur En Covoit’ Lignes Lane représentent en mars 2026 autour de 80 % des trajets de covoiturage intermédié remontés au Registre de Preuves de Covoiturage (via ligne ou plateforme) sur les liaisons entre les 17 communes et les 3 arrondissements de Lyon accessibles via le service.

Les trajets covoiturés entre la CAPI et le Grand Lyon sont trois fois plus nombreux que vers n’importe quel autre EPCI de l’aire urbaine.

Nouvelles lignes dans la région lyonnaise : amorçage en cours

Les lignes 2 à 6 du réseau En Covoit’ Lignes, ouvertes en 2025 et 2026, sont encore en phase d’amorçage. Le niveau d’usage passager est encore faible : l’offre conducteurs comme la demande passagers sont en progrès, mais n’ont pas encore passé de palier significatif.

L’enjeu de court terme sur ces lignes est de renforcer l’offre conducteurs. Il s’agit de la première étape à l’ouverture d’une ligne : tant que l’offre conducteurs n’est pas suffisante pour garantir des temps d’attente faibles, l’usage passager ne peut pas se massifier.

Depuis début juin 2026, l’offre de trajets conducteurs a dépassé 1000 trajets / semaine en cumulé sur les nouvelles lignes, soit un peu plus de 200 offres de covoiturage en temps réel chaque jour ouvrable. Il s’agit d’un doublement par rapport au premier trimestre, mais c’est encore une fraction du niveau nécessaire pour atteindre les performances de la ligne historique ’En Covoit’ Lignes Lane.

La hausse en cours est liée à l’ensemble des actions d’exploitation mises en œuvre (animation, communication, pilotage des incitations financières) et à l’engagement de passagers pionniers, qui utilisent le service par engagement. Leur action contribue en même temps à fidéliser des conducteurs.

Grâce à cette dynamique, le niveau d’usage passager cumulé des nouvelles lignes a triplé entre mars et juin. Une fois l’offre conducteur suffisante atteinte, et un premier palier d’usage passagers permettant à ces conducteurs de covoiturer régulièrement, le cercle vertueux sera enclenché, comme sur d’autres lignes.

Au-delà de cette dynamique classique d’amorçage, l’amélioration de certains arrêts est l’enjeu majeur de moyen terme pour améliorer le potentiel de plusieurs des nouvelles lignes. Sur la ligne Lane, les arrêts sont bien positionnés :

  • proches des flux de conducteurs.
  • accessibles pour les passagers.
  • complémentaires avec l’offre de transports, à l’image de l’arrêt Villefontaine – The Village, mutualisé avec un arrêt de car, où certains usagers empruntent le premier véhicule qui passe – car ou voiture partagée.


Arrêt de car et de covoiturage Villefontaine – The Village

La ligne 4 entre Mornant et Lyon Confluence présente le plus fort potentiel parmi les 6 lignes déployées en 2025 et 2026. Elle a déjà été utilisée par 338 conducteurs et 41 passagers – ratio de 1 pour 8 classique à l’amorçage, qui à vocation à se réduire voire à s’inverser, comme sur la ligne Lane, où les passagers sont désormais plus nombreux que les conducteurs.

Son potentiel d’usage est impacté par un facteur clé de succès pas complètement rempli : des arrêts moins qualitatifs que sur la ligne Lane. Malgré les demandes en ce sens de SYTRAL Mobilités, le département du Rhône, propriétaire du foncier, a refusé la mutualisation de l’arrêt de Taluyers avec l’arrêt de bus des lignes C 205, 220 et 245, très visible et idéalement situé sur le flux de conducteurs en sortie d’un rond-point.

L’arrêt dispose de plusieurs atouts, par exemple l’installation de box vélos sécurisés pour toucher des passagers qui habitent au-delà de la zone d’accessibilité à pied.

Il est en revanche peu visible, à l’écart d’une partie du flux de conducteurs, qui ne voient pas physiquement les passagers en attente. Ce cas illustre les enjeux entre le passage du potentiel théorique à sa mise en œuvre pratique.

Arrêt de bus Taluyers Le Bâtard
Emplacement des arrêts de bus et de covoiturage
Arrêt de covoiturage Taluyers Le Bâtard

En Covoit’ Ligne 4 est un cas typique de complémentarité car – covoiturage. Les lignes C205, 220 et 245 proposent respectivement 3, 2 et 4 départs entre 6h et 9h vers divers points d’entrée de la métropole lyonnaise. La ligne C205 offre un temps de parcours compétitif grâce à un faible nombre d’arrêts, contrairement aux deux autres lignes qui desservent de nombreux arrêts et permettent une desserte locale.

En Covoit’ Ligne 4 apporte un service fréquent qui complète l’offre existante et pourra en bénéficier : en cas de défaillance de l’un des modes, il est possible de partir avec l’autre.

Option de transports en commun pour se rendre à Gerland depuis Taluyers le matin.

Sur les nouvelles lignes, la dynamique est donc en amorçage, avec un potentiel de croissance et des leviers d’amélioration du service encore nombreux.

Partagez la publication :

Ces articles pourraient aussi vous intéresser

Pour recevoir nos actus et nos publications, inscrivez-vous à notre newsletter